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Médiation cognitive |
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L'élève qui réussitAprès plusieurs années de travail
en
collège auprès
d’élèves en difficulté,
l’année scolaire 2004-2005 nous a fait travailler,
ma collègue Evelyne Bonnerot et moi, avec des
élèves de seconde au Lycée Baise
Pascal de Clermont-Ferrand. Nous avons observé des
élèves de haut niveau intellectuel et
motivés.
Bien sûr tous ces paramètres sont imbriqués les uns dans les autres. Leur séparation, ici, n’est due qu’aux nécessités de l’exposé. Il s’agit de la somme des attitudes observées dans les groupes d’élèves. Aucun ne possède la totalité des paramètres. Chacun présente un subtile et très personnel dosage de ces critères. Certainement nous avons oublié des critères. Peut-être nous sommes-nous mal exprimés. Chaque critère repéré
porte en lui ce
sur quoi il faudrait faire porter l’effort en direction des
élèves en difficulté si l’on
veut réellement faire reculer l’échec
scolaire. Car le problème est bien là. Si le
système éducatif à fait
d’énorme progrès en 30 ans puisque le
pourcentage d’une classe d’âge arrivant
au niveau du bac est passé de 10% à 65%, depuis
15 ans c’est la stagnation. Les méthodes qui ont
été efficaces pendant 30 ans ne le sont plus
aujourd’hui. Les élèves qui
restent dans l’échec ne
répondent plus à ces méthodes
notamment le soutien purement scolaire. Les difficultés sont
d’un autre niveau. Elles nécessitent une approche
renouvelée en particulier par des interventions à
mettre en œuvre en parallèle au cursus normal,
pour accompagner ces jeunes et les faire réussir sans
abaisser le niveau d’exigence. Tout d’abord il
faudrait cesser ces réformes incessantes,
bâclées, tape à
l’œil et inefficaces. Evoquons Emile Borel, grand
mathématicien français, qui, en juillet 1914
à la Sorbonne, avertissaient les responsables politiques de
l’époque en leur disant que chaque
réforme de l’école la
déstabilise et qu’il lui faut 5 ans pour retrouver
son équilibre et son efficacité. Alors la grande
réforme à l’Education Nationale serait
de cesser de faire des réformes. Par contre, mettre en place
un accompagnement des élèves en
difficulté par des personnels, non enseignants, mais
spécialement formés à la
pédagogie de la médiation serait certainement
plus efficace. Bien sûr un tel travail de fourmis
n’est pas très médiatique et risque de
ne pas intéresser ces Ministres «
m’as-tu vu ». A suivre…
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