Médiation cognitive

Plan du site

Aspects théoriques

Le potentiel intellectuel
La relation à l'autre
Le rapport à la nouveauté
La peur d'apprendre

11 livres de référence

Conduite de l'action

L'hétérogénéité
La conduite de défi
L'alternative positive
Les indices de progrès

Récits d'actions

Exercices "nuages de points"

Quelques exemples d'un parcours méta mathématiques
Exemples de médiation cognitive généraliste
Comprendre les élèves qui  réussissent
Un blog pour participer à la réflexion

Le système éducatif

Idées reçues

Lecture

Le livre du mois

Prépa iufm

Des maths (accès réservé)

Mes bonnes adresses

La Maison pour Apprendre

Association : Paysages Educatifs et Intercuturels (accès réservé)

L'auteur

L'auteur

Brioude-Internet: référencement positionnement

Sortir des idées reçues : le niveau baisse

C’est bien connu le niveau baisse. D’ailleurs, de mon temps, dans les années soixante, quand j’etais au lycée, on entendait déjà des adultes dire : le niveau baisse. En terminale, notre professeur de mathématiques, nous a  dit que, quand il a passé son bac en 1923, les anciens disaient : le niveau baisse. Platon se lamentait sur la baisse de niveau des jeunes. On trouve même des graffitis sumériens déplorant la baisse du niveau. Alors depuis le temps que le niveau baisse il y a belle lurette que nous sommes tous nuls et qu’en conséquence ce que nous disons est nul.

Mais d’où vient cette rengaine ?

De tous temps les jeunes veulent marquer leur différence d’avec leurs aînés. C’est un passage nécessaire pour construire leur identité et bâtir leur niche dans la chaîne des générations. Ce faisant ils contestent des aspects qui ont fait l’identité de la génération précédente. Certains, parmi les plus âgés peuvent mal vivre cette situation. Alors pour préserver les « vérités » de leur jeunesse ils en arrivent à dévaloriser les jeunes. Surtout que ce sont ces derniers qui auront le dernier mot. 

Ce phénomène de rejet de l’autre, parfois violent, est même plus général. Il s’exprime à l’égard de tous ceux qui ne sont pas comme eux, qui ne pensent pas comme eux, qui sont « étrangers » au sens d’étranges, que ce soit la couleur de peau ou la culture ou le rang social, etc.

Une différence entre la représentation mentale que l’on a du monde et la perception que l’on en a, génère en effet de l’angoisse.  Nous héritons cela de notre passé animal, où, dans la nature, cette différence, pouvant être porteuse de danger, stimule les aires limbiques qui ont a déclencher des réponses rapides, sans le temps de la réflexion, pour échapper à un éventuel prédateur. Et si nous sommes ici c’est parce que nos ancêtres animaux ont su échapper à leurs prédateurs grâce à un système de vigilance bien aiguisé. Cette angoisse est encore renforcée chez l’homme car elle peut être activée au delà de la perception du réel. Les aires frontales, très développées chez l’homme, sont capables de simuler le monde extérieur et donc de provoquer une rumination des situations anxiogènes. 

Tout est là pour rejeter l'autre car il a le tort de na pas être un autre soi.

L’Histoire montre que le « niveau baisse » est une assertion récurrente mais sans fondement.
   

Réagir à cet article ?