Quatrième de couverture :

Comprendre les processus neurobiologiques nécessaires à la conscience est une étape décisive pour la compréhension de l'acquisition des connaissances. Ce qui paraît vrai à quelqu'un ne l'est pas forcémenr aux yeux de quelqu'un d'autre, en toute conscience.
Celui qui ment le sait, pas nécessairement celui qui reçoit le message. Comment se fait-il que la capacité à dire le vrai soit un trait propre à l'espèce humaine ?
Quelle est la relation qui peut exister entre des faits ou objets du monde extérieur et des objets de pensée, des états intérieurs, produits par notre cerveau ? Comment cet accord est-il possible ? Comment s'établit-il ? Comment est-il mis à l'épreuve ? Comment évolue-t-il ? Comment valider l'adéquation de nos connaissances à la réalité du monde sinon en les communiquant par le langage et en les soumettant à un débat critique ? N'est-ce pas là l'origine d'une activité spécialisée que nos sociétés ont développée dans leur quête de vérité : la science ?
Telles sont les grandes questions auxquelles Jean-Pierre Changeux, à partir des données les plus récentes de la recherche sur le cerveau, apporte un éclairage nouveau dans cet "Homme de vérité".

L'auteur

Jean-Pierre Changeux est professeur au Collège de France et à l'Institut Pasteur, membre de l'Académie des sciences.

Commentaire personnel

C'est un livre essentiel pour comprendre comment l'homme construit du sens. Quelle différence y a-t-il entre quelqu'un qui apprend ce qu'il ne sait pas et un chercheur qui explore l'inconnu ? Peut-on citer l'auteur ? "Souvent les scientifiques regardent délibérément à côté, réfléchissent à des questions annexes à priori sans relation avec le problème lui-même. Ils dévient des droits chemins de la pensée, ils font des incursions dans des territoires étrangers au problème, tournent, contournent et bifurquent...pour parvenir finalement au but. D'un point de vue neurobiologique, on peut imaginer que ces vagabondages cognitifs mobilisent les neurones à axones longs de l'espace de travail..." Le générateur d'hypothèses est au travail, reste alors à tester le réel. Pouvons-nous y penser lorsque nous engageons nos élèves dans un apprentissage ? Suffit-il d'apprendre par coeur un savoir clé en main ? Pourquoi tant d'élèves ne transfèrent-ils pas ailleurs ce qu'il ont appris ici ? Devons-nous, nous aussi, adopter la démarche décrite ci-dessus ? J'en suis convaincu. Les réponses immédiates ne sont souvent qu'illusion. Et si nous réfléchissions comme on se promène dans un labyrinthe ?