Quatrième de couverture :

Un bulletin trimestriel :
Arts plastiques : Dessine partout sauf en classe.
Education musicale : Bavardages incessants.
EPS : Beaucoup trop d'absences.
Français : Elève gai, mais triste élève.
Histoire Géographie : Peut encore mieux faire.
Mathématiques : Manque de bases.
LV1 Anglais : Parle beaucoup, mais pas de mots d'anglais.
SVT : Ne doit pas se décourager.
Technologie : N'a rien fait, rien rendu.

L'auteur

Est-il besoin de présenter l'écrivain Daniel Pennac ? Mais qu'il ait été un élève en échec devenu professeur est déjà moins courant.

Commentaire personnel :


Vécu de l'échec scolaire, puis attaque de l'échec scolaire avec un point de vue professionnel est une expérience rare, riche d'enseignements.
Daniel Pennac met au centre de l'échec : la peur. Ainsi avec un regard différent il arrive à la même conclusion que d'autres : la peur, l'anxiété. Serge Boimare a écrit un livre "l'enfant et la peur d'apprendre" . J'ai mis en ligne une approche du concept de peur par les neurosciences. De plus cela rejoint mes observations avec les élèves qui, très faibles dans le domaine scolaire, deviennent vite excellents dans les travaux difficiles de médiation cognitive. Une énigme dont j'ai souvent parlé dans ce site. Boris Cyrulnik lui aussi aborde le sujet quand il parle de "mère sécure" qui permet à l'enfant d'actualiser ses compétences pour explorer le monde.
Ainsi, après 25 ans de recherche, des formations théoriques multiples, une pratique constante avec élèves de tous niveaux, aurions-nous enfin trouvé la martingale de l'échec scolaire ?