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dimanche 7 septembre 2008

Nuage de points


Par Charles Lostis, dimanche 7 septembre 2008 à 15:05 :: - Une recherche en cours

Projeter une structure mentale sur un nuage de points n’est pas une idée nouvelle. C’est le psychologue André Rey qui en a eu l’idée. Né à Lausanne en 1906, ce psychologue a été très créatif. On lui doit, entre autres, la fameuse figure complexe dite de Rey et les exercices d’organisation de points. André Rey qui n’a jamais breveté ses inventions a été de plus éclipsé par un psychologue de renom : Jean Piaget.
Les exercices d'organisation de points ont été repris et développé ultérieurement par Reuven Feuerstein dans son Programme d’Enrichissement instrumental (PEI). Nous nous proposons ici d'avoir une apprcohe sensiblement différente de ce concept.
  1. Objectifs de cette série
  2. Identifier, reconnaître
  3. Consolider une démarche mentale
  4. Connaître la frustration
  5. La catégorie plutôt que l'objet
  6. Être vigilant à tout
  7. Savoir discriminer
  8. Consolider une démarche mentale
  9. Établir des liens
  10. Persévérance ?
  11. Au delà
  12. Une prothèse mentale
  13. Le doute


samedi 6 septembre 2008

Objectifs de cette série


Par Charles Lostis, samedi 6 septembre 2008 à 15:33 :: - Une recherche en cours

Attardons-nous un peu sur l'approche du PEI. Voici reproduite une page d’exercices, volontairement réduite pour des questions de copyright.



Le modèle est dessiné en haut à gauche. Le médiateur va demander de nommer les figures. C’est astucieux, car ce faisant nous prenons appui sur une représentation mentale déjà existante, ce qui économise de l’énergie mentale. C’est aussi l’ouverture de l’ici et maintenant sur un monde vécu. C’est une démarche de transposition qui sera reprise ultérieurement à un niveau plus abstrait. Mais la structure qui organise les points du modèle est imposée d’amblée. C’est la ligne qui marque le bord de l’objet. C’est en quelque sorte la « peau » de l’objet. Cela a aussi un sens par rapport à la représentation du corps, et la façon dont nous gérons la relation entre notre monde intérieur et le monde extérieur. Ensuite le médiateur va passer à une perception analytique de l’objet. Non plus, une perception intuitive et holistique mais l’objet vu comme assemblage d’éléments simples reliés par des concepts mathématiques de la géométrie euclidienne. C’est le passage de l’espace topologique auto centré et uniquement fait de relations de contiguïté à un espace euclidien structuré par des relations extérieures à nous. Cette étape de perception analytique sera aussi l’occasion de choisir les indices susceptibles d’amorcer les réseaux neuronaux qui représentent la figure dans sa totalité.
Mais le modèle ainsi dessiné est donc imposé, alors qu’il y a d’autres façons de structurer ces points, notamment en faisant ressortir des relations internes, des sous-structures. Dans l’esprit des concepteurs (il me semble) cela se réfère à l’idée que la culture est déjà là, qu’elle est le fruit de l’expérience de ceux qui nous ont précédé et qu’à ce titre elle s’impose à nous. Or, de la même façon qu’il y aurait d’autres façons de structurer les points du modèle, nous constatons que face au même problème, l’être humain a apporté des réponses fort différentes dans la grande diversité des cultures. Certes, il y a nécessité d’être en osmose avec la culture du groupe auquel on appartient, mais se réfugier dans sa culture est une forme de repli à un moment où les progrès techniques imposent au contraire une démarche heuristique pour repenser les modèles qui ont été élaborés dans un autre contexte.
Le fait d’imposer un modèle peut générer des dysfonctionnements. Combien de fois ai-je vu des élèves, ayant parfaitement conduit une démonstration à leur façon, renonçant à leur travail sous prétexte qu’il n’est pas conforme au « modèle » donné par le « professeur ». Se mettant ainsi en deuil de leur style cognitif, et voulant se couler dans un style qui n’est pas le leur, ils échouent. Il y a une multitude de causes à l’échec scolaire. Le modèle abusivement imposé en est une.

De là m’est venue l’idée de donner les points et de demander de réfléchir à la structure que l’on peut projeter pour les organiser. Nous verrons que d’une personne à l’autre il y a une grande diversité d’idées. Rassurez-vous l’échange fait bien émerger le modèle qui avait été choisi par le concepteur. Mais il n’y a plus soumission à un modèle imposé de l’extérieur, il y a adoption d’un modèle proposé sans qu’il y ait renoncement à son modèle spontané. Et, en effet il ne faut pas masquer ce modèle spontané, il faut au contraire le regarder pour en juger la validité et les limites. On sait bien que la solidité de l’erreur chez certains élèves vient de la résurgence d’un modèle spontané inefficace qui n’a pas été identifié comme tel. Cette élaboration du modèle est conforme à l’idée que développaient Jean Pierre Changeux et Stanislas Dehaene lorsque dans l'article intitulé "Modèles neuronaux des fonctions cognitives" paru en 1991 aux Annales de l'Institut de Philosophie de l'Université de Bruxelles, ils parlaient "...d'un cerveau constamment entrain de générer des variétés d'hypothèses internes et de les tester sur le monde extérieur, plutôt qu'un environnement qui impose (et enseigne) des solutions directement à la structure interne du cerveau". Depuis, les neurosciences ont confirmé ce point de vue.

Cette première phase de travail dans la démarche du PEI est suivie d’un travail de dessin dans les cases. Il faut reconnaître que ces exercices sont très bien conçus. Pour ne pas dévaloriser, la difficulté est bien graduée et une case difficile est suivie d’une case facile. Mais aussi les cases difficiles ne sont pas les mêmes d’un individu à l’autre. Par contre nous sommes dans un moment long où le « faire » prime, et où il est difficile de conduire une réflexion métacognitive. Surtout que ces exercices sont les premiers du PEI, à un moment où l’élève n’est pas encore en état de verbaliser sa pensée. J’ai toujours pensé que cet outil avait une grande richesse et qu’il était un peu « gaspillé ».
Cet aspect répétitif et de systématisation en vue d’une automatisation correspond, là encore, à la vision de l’apprentissage d’une certaine époque. Une forme de dressage en quelque sorte. Certes, pour aboutir à un traitement fluide de l’action, il faut une consolidation des circuits neuronaux et cela passe par la répétition. Mais pas par la répétition consécutive, qui au contraire sature les fentes synaptiques et éteint les réseaux de neurones. Il faut des répétitions espacées dans le temps car ce qu’il faut automatiser c’est la mise en activité des réseaux. Pensons à la madeleine de Proust. De plus il faut que le réseau concerné par l’activité diffuse des ramifications vers l’abstraction et la dimension métacognitive, dans les aires associatives de niveau supérieur. D’où l’idée de n’avoir qu’une seule case que l’on « fait » uniquement mentalement afin de privilégier la verbalisation de sa démarche heuristique. Un seul exercice mais le faire fructifier au maximum.
Enfin vous verrez, au fil de la progression, que chaque exercice traite un aspect particulier de la pensée que l’on déploie dans des situations de la vie quotidienne. Comme les pilotes d’avion qui s’entraînent sur des simulateurs de vol, cet ensemble d’exercices constituent un simulateur du savoir penser.

dimanche 24 février 2008

Nuage de points : doute


Par Charles Lostis, dimanche 24 février 2008 à 10:52 :: - Une recherche en cours

Et pour finir, débrouillez-vous.



Vous avez trouvé ? Alors passons à la suite.


samedi 9 février 2008

Nuage de points : une prothèse mentale


Par Charles Lostis, samedi 9 février 2008 à 15:35 :: - Une recherche en cours

Vous avez déjà rencontré ce modèle. Reconstruisez le dans votre tête.
Toujours sans imprimer l’image, uniquement à l’écran et mentalement, retrouvez à l’intérieur du carré les points disposés comme sur le modèle.



Vous avez trouvé ? Alors passons à la suite.


lundi 21 janvier 2008

Nuage de points : au delà


Par Charles Lostis, lundi 21 janvier 2008 à 11:03 :: - Une recherche en cours

Vous avez déjà rencontré ce modèle. Reconstruisez le dans votre tête.
Toujours sans imprimer l’image, uniquement à l’écran et en image mentale, retrouvez à l’intérieur du carré les points disposés comme sur le modèle.



Vous avez trouvé ? Alors passons à la suite.

lundi 7 janvier 2008

Nuage de points : perséverance ?


Par Charles Lostis, lundi 7 janvier 2008 à 07:38 :: - Une recherche en cours

Vous connaissez déjà ce modèle. Reconstruisez le dans votre tête.
Toujours sans imprimer l’image, uniquement à l’écran et en image mentale, retrouvez à l’intérieur du carré les points disposés comme sur le modèle.



Allez ! Passons à la suite...

dimanche 16 décembre 2007

Nuage de points : établir des liens


Par Charles Lostis, dimanche 16 décembre 2007 à 11:49 :: - Une recherche en cours

Regardez bien la disposition des 12 et 8 points donnés dans les deux modèles en haut de l’image. Mémoriser. Construisez leur image mentale. Fermez les yeux. Voyez les modèles de l’intérieur.
Maintenant, sans imprimer l’image, uniquement à l’écran et en image mentale, retrouvez à l’intérieur du carré les points disposés comme sur les modèles.
Attention la disposition est identique mais peut avoir pivoté, les espacements entre les points ne changent pas. Autrement dit les modèles gardent la même taille. Attention encore, chaque point n’est utilisé qu’une seule fois.
On ne demande pas de voir les deux simultanément, mais successivement.



Vous avez trouvé ? alors passons à la suite.

samedi 1 décembre 2007

Nuage de points : consolider une démarche mentale


Par Charles Lostis, samedi 1 décembre 2007 à 18:17 :: - Une recherche en cours
Regardez bien la disposition des 8 , 5 et 12 points donnés dans les trois modèles en haut de l’image. Mémoriser. Construisez leur image mentale. Fermez les yeux. Voyez les modèle de l’intérieur.
A quels objets vous font-ils penser ?
Maintenant, sans imprimer l’image, uniquement à l’écran et en image mentale, retrouvez à l’intérieur du carré les points disposés comme sur les modèles. Attention la disposition est identique mais peut avoir pivoté, les espacements entre les points ne changent pas. Autrement dit, les modèles gardent la même forme et la même taille. Attention encore, chaque point n’est utilisé qu’une seule fois.
On ne demande pas de voir les trois simultanément, mais successivement.


Vous avez trouvé ? alors passons à la suite


samedi 17 novembre 2007

Nuage de points : savoir discriminer


Par Charles Lostis, samedi 17 novembre 2007 à 12:12 :: - Une recherche en cours

Regardez bien la disposition des 6 et 5 points donnés dans les deux modèles en haut de l’image. Mémorisez. Construisez leur image mentale. Fermez les yeux. Voyez les modèle de l’intérieur.
Maintenant, sans imprimer l’image, uniquement à l’écran et en image mentale, retrouvez à l’intérieur du carré les points qui sont disposés comme sur les modèles. Attention la disposition est identique mais peut avoir pivoté, les espacements entre les points ne changent pas. Autrement dit, les modèles gardent la même forme et la même taille. Attention encore, chaque point n’est utilisé qu’une seule fois.


Vous avez trouvé ? alors passons à la suite.

samedi 10 novembre 2007

Nuage de points : vigilance à tout


Par Charles Lostis, samedi 10 novembre 2007 à 11:09 :: - Une recherche en cours

Nous n’allons plus répéter la consigne. Reportez vous, au besoin, au premier exercice.



Vous avez trouvé ? Alors passons à la suite.


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