Le livre du mois

Plan du site

Aspects théoriques

Le potentiel intellectuel
La relation à l'autre
Le rapport à la nouveauté
La peur d'apprendre

11 livres de référence

Conduite de l'action

L'hétérogénéité
La conduite de défi
L'alternative positive
Les indices de progrès

Récits d'actions

Exercices "nuages de points"

Quelques exemples d'un parcours méta mathématiques
Exemples de médiation cognitive généraliste
Comprendre les élèves qui  réussissent
Un blog pour participer à la réflexion

Le système éducatif

Idées reçues

Lecture

Le livre du mois

Prépa iufm

Des maths (accès réservé)

Mes bonnes adresses

La Maison pour Apprendre

Association : Paysages Educatifs et Intercuturels (accès réservé)

L'auteur

L'auteur

Brioude-Internet: référencement positionnement

Laboratoires ELSEVIER
"Anxiété, anxiolytiques et troubles cognitifs"

Quatrième de couverture : Quelques extraits.

Paradoxalement, l'anxiété et certains anxiolytiques exercent un effet délétère sur les fonctions cognitives, notamment la mémoire. (...) L'enjeu est d'importance : en effet, si la pathologie anxieuse est susceptible de nuire aux performances cognitives d'un individu, il convient de ne pas les aggraver par l'anxiolytique choisi.

Approche moderne de l'anxiété, la psychopathologie cognitive attribue aux dysfonctionnements cognitifs un rôle essentiel dans l'apparition et le maintien d'états psychopathologiques. Ainsi l'anxiété se traduit par le traitement préférentiel des informations négatives et parasite la pensée de l'anxieux.

Complément de ces données neurobiologiques, les modèles expérimentaux illustrent clairement qu'une anxiété modére favorise l'apprentissage, tandis qu'une anxiété plus importante perturbe les fonctions mnésiques.

L'auteur

18 intervenants au cours de ce symposium qui s'est tenu en mars 2004, sous la présidence de Maurice Ferreri, Chef de Service de psychiatrie au CHU Saint Antoine à Paris.

 

Commentaire personnel

Soyons clairs, pas de confusion des genres, nous sommes des pédagogues et non des psychiatres. Mais chez nos élèves et surtout leurs parents nous croisons l'anxiété. Aussi être capable d'en lire les signes, d'en comprendre les effets peut nous aider à ramener le calme, en tous cas à ne pas aggraver la situation. Il n'est pas non plus question de recourir aux médicaments pour réguler le comportement des enfants, comme cela se fait couramment aux USA. 

Quelques exemples qui ont un écho dans notre pratique d'enseignant.

L'incapacité à inhiber une information non pertinente, ou une réponse dominante qui est fréquente chez les adolescents.

La référence aux neurosciences pour décrire le double traitement de l'information. Le sytème ancien, non réflexif, centré sur l'amygdale qui fournit un traitement rapide, implicite, inconscient des stimuli menaçants. Le système centré sur l'hippocampe et le préfrontal qui fournit un traitement explicite, conscient et socialement régulé des situations émotionelles. Voir l'article   La peur d'apprendre  

L'anxieux, inéluctablement aspiré par les indices jugés menaçants se retrouve en situation de double tâche d'où une mémoire de travail saturée qui n'arrive plus à traiter la tâche, ce qui conduit à un échec qui alimente l'anxiété. Vous comprendrez pourquoi pour réactiver les capacités intellectuelles d'un élève en difficulté à l'école il est bon de choisir des activités qui ne rappellent pas un environnement scolaire jugé menaçant. Cela explique pourquoi dans ce cadre nous arrivons à obtenir des élèves des performances de haut niveau alors qu'à l'école les résultats restent désastreux.

Une conduite de détour vers d'autres champs de savoir peut alimenter notre réflexion afin de construire des réponses aux graves difficultés que rencontre le système éducatif. Les enseignants qui ruminent le passé ou qui attendent qu'on leur apporte des recettes toute prêtes n'ont aucune chance de s'en sortir. Les recettes il faut les construire soi même et pour cela nourrir sa réflexion personnelle de savoirs nouveaux.