Laboratoires ELSEVIER
"Anxiété, anxiolytiques et troubles cognitifs"
Quatrième de couverture : Quelques extraits.
Paradoxalement, l'anxiété et
certains anxiolytiques exercent un effet
délétère sur les fonctions cognitives,
notamment la mémoire. (...) L'enjeu est d'importance : en
effet, si la pathologie anxieuse est susceptible de nuire aux
performances cognitives d'un individu, il convient de ne pas les
aggraver par l'anxiolytique choisi.
Approche moderne de l'anxiété, la
psychopathologie cognitive attribue aux dysfonctionnements cognitifs un
rôle essentiel dans l'apparition et le maintien
d'états psychopathologiques. Ainsi
l'anxiété se traduit par le traitement
préférentiel des informations
négatives et parasite la pensée de
l'anxieux.
Complément de ces données
neurobiologiques, les modèles expérimentaux
illustrent clairement qu'une anxiété
modére favorise l'apprentissage, tandis qu'une
anxiété plus importante perturbe les fonctions
mnésiques.
L'auteur
18 intervenants au cours de ce symposium qui s'est tenu
en mars 2004, sous la
présidence de Maurice Ferreri, Chef de Service de
psychiatrie au CHU Saint Antoine à Paris.
Commentaire personnel
Soyons clairs, pas de confusion des genres, nous sommes
des pédagogues et non des psychiatres. Mais chez nos
élèves et surtout leurs parents nous croisons
l'anxiété. Aussi être capable d'en lire
les
signes, d'en comprendre les effets peut nous aider à ramener
le calme, en tous cas à ne pas aggraver la situation. Il
n'est pas non plus question de recourir aux médicaments pour
réguler le comportement des enfants, comme cela se fait
couramment aux USA.
Quelques exemples qui ont un écho dans notre
pratique d'enseignant.
L'incapacité à inhiber une
information non pertinente, ou une réponse dominante qui est
fréquente chez les adolescents.
La référence aux neurosciences
pour décrire le double traitement de l'information. Le
sytème ancien, non réflexif, centré
sur l'amygdale qui fournit un traitement rapide, implicite, inconscient
des stimuli menaçants. Le système
centré sur l'hippocampe et le préfrontal qui
fournit un traitement explicite,
conscient et socialement régulé des situations
émotionelles. Voir l'article La peur
d'apprendre
L'anxieux, inéluctablement aspiré
par les indices jugés menaçants se retrouve en
situation de double tâche d'où une
mémoire de travail saturée qui n'arrive plus
à traiter la tâche, ce qui conduit à
un échec qui alimente
l'anxiété. Vous comprendrez pourquoi pour
réactiver les capacités intellectuelles d'un
élève en difficulté à
l'école il est bon de choisir des activités qui
ne rappellent pas un environnement scolaire jugé menaçant. Cela
explique pourquoi dans ce cadre nous arrivons à obtenir des
élèves des performances de haut niveau alors qu'à
l'école les résultats restent
désastreux.
Une conduite de détour vers d'autres champs de savoir peut alimenter notre réflexion afin de
construire des réponses aux graves difficultés
que rencontre le système éducatif. Les enseignants
qui ruminent le passé ou qui attendent qu'on leur apporte
des recettes toute prêtes n'ont aucune chance de s'en sortir.
Les recettes il faut les construire soi même et pour cela nourrir sa réflexion personnelle de
savoirs nouveaux.
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