Médiatrice
séance n°2
Avoir
toujours à l’esprit :
réfréner son attitude explicative
centrée sur le contenu et son obsession de
résultat. Ne jamais expliquer ni valider une
réponse mais ne pas laisser s’installer une
démarche fausse. Procéder uniquement par
questionnement et utiliser la pensée divergente au sein du
groupe.
Objectifs de la
séance :
Réfléchir à la genèse des
idées en situation de perception.
Réfléchir au rôle des
entrées sensorielle dans la perception.
Fonctions des images et des signes, ce que je vois et ce que
je sais.
Rôle de l’implicite dans
l’émergence des hypothèses,
nécessité des preuves
Déroulement
de la séance :
« Regardez cette figure de
géométrie, à quoi vous fait-elle
penser ? »
Fatalement au moins un élève va
évoquer l’idée de
médiatrice. Faire rappeler ce qu’est une
médiatrice de segment et demander si la figure
répond à la définition.
Soit spontanément, sinon en dirigeant la pensée
par un questionnement, arriver à ce que les
élèves disent que la droite (d) semble
perpendiculaire au segment [AB] mais qu’il n’y pas
le signe, que peut-être l’angle mesure
89,5° et que notre œil humain n’est pas
assez précis pour apprécier le demi
degré. Même processus pour le point M au
milieu du segment.
Expliquer que la perception se fait instantanément et de
façon globale directement sur l’image. Que cette
perception automatique déclenche inconsciemment des
idées. Que ces idées ne sont que des
hypothèses émises par notre cerveau et
qu’il faut tester le réel. Pour cela nous partons
de l’idée qui émerge puis nous
nous mettons en recherche volontaire des indices
attachés à l’objet
évoqué et nous en réveillons
l’explication en mémoire. A défaut de
preuve on doit garder le statut d’hypothèse
à notre idée et donc en faire un usage prudent,
à moins d’accepter les risques
inhérents à ce type de démarche.
C’est une des principales causes des erreurs
rencontrées chez les élèves.
L’erreur à sa logique propre qui n’est
pas logique. Mais le non logique n’est pas fatalement
illogique.
Faire réfléchir à la
fonction des codes et convention d’écriture : le
signe de perpendiculaire, la marque de milieu. Différencier
le segment [AB] de la droite (AB), la droite (d) du segment [MN] en
relation avec la droite (MN). La fonction de l’orthographe en
mathématiques.
Testons
les limites de notre pecception
Cet exercice a probablemetn été
déjà vu lors de la phase
généraliste de
l'action. Peu importe il s'agit de pousser notre
réflexion plus loin.
Ne pas donner la fiche élève tout
de suite. Dire « dessinez un carré dans votre
tête.» « Regardez le. Regardez
bien ses côtés »
Donner alors la fiche m02b.
« Que voyez-vous ? » Bien faire exprimer ce que
l’on
voit. Certains élèves disent avoir vu mais
qu’on-t-ils vu ? Ont-ils bien compris que les
côtés
du carré sont droits ? Dans quel sens voient-ils la courbure
des
côtés ? Poser une règle sur les
côtés. Faire cacher les cercles et
montrer que
c’est le contexte des cercles qui perturbe notre perception.
Ce
que nous voyons n’est pas vrai. Il faut se
méfier
des idée directement issues de la perception. Notre
système visuel peut créer dans le cerveau des
images qui
ne sont pas identiques à la
réalité. Or
notre cerveau ne regarde pas directement le monde extérieur,
il
regarde l’image qui en est reproduite par les aires
associatives.
L’œil ne code pas l’image point par point
mais les
rapports de lumières qui existe entre un point et ceux qui
l’environnent. Il y a donc une forte pression du contexte. Et
ici
en effet il y a un effet rebond très fort qui courbe les
segment
droit à l’opposé de la courbure des
cercles. On
n’y peut rien. Même quand on le sait on continue
à
voir les segments courbes. Voilà pourquoi la perception
globale
qui est inévitable est dangereuse et donc pourquoi en cas de
doute, il faut se forcer à mettre en œuvre une
perception
analytique et une démarche de preuve.
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