médiation cognitive

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Médiatrice 

séance n°3

Avoir toujours à l’esprit : réfréner son attitude explicative centrée sur le contenu et son obsession de résultat. Ne jamais expliquer ni valider une réponse mais ne pas laisser s’installer une démarche fausse. Procéder uniquement par questionnement et utiliser la pensée divergente au sein du groupe.

Objectifs de la séance
Approche du raisonnement hypothético-déductif.
Prendre conscience qu’il y a plusieurs façons de lire une même situation.
Prendre conscience qu’il est important d’avoir des connaissances pour déduire.
Réversibilité des processus de pensée.



Déroulement de la séance

Donner la fiche et demander d’expliquer la présentation de l’exercice. Ne pas se contenter d’approximations. Avec une bonne description de la forme on peut poser des hypothèses sur le fond de l’exercice. S’il y a bien deux colonnes, que contiennent-elles ? A gauche une seule phrase courte qui exprime une situation complexe. La colonne de droite justement détaille cette complexité : droite, segment, coupe, perpendiculaire, milieu, équidistance. Pourquoi face à face ? Arriver à faire exprimer que l’on va établir des liens entre les deux colonnes.
Faire prendre conscience que l’on peut soi même définir une tâche et que l’on doit pas toujours attendre que ce soit les autres qui nous disent ce qu’il y a à faire. Assurer son indépendance vis à vis de l’autre c’est devenir un grand.

Reprendre la main et dire «  Nous allons inventer un jeu : choisir une des six phrases, décider qu’elle est vraie et à partir d’elle trouver tout ce qui devient automatiquement vrai. »

Par exemple :   si la phrase (5) est vraie, qu’est-ce qui devient automatiquement vrai ?
Faire très attention au chaînage déductif.  Si (5) entraîne directement (3), (4) et la phrase de gauche vraies, (1) et (2) ne sont pas directement vraies. Il faut transiter par la phrase de gauche.

Nous sommes en modalité verbale. Demander aux élèves de ne pas faire de dessin. Nous voulons chaîner les représentations mentales. Donc rester en interne, en raisonnement hypothético déductif.

Demander au élèves de jouer en choisissant eux même une phrase. Découvrir qu’une seule phrase ne suffit pas toujours. Par exemple il faut (1) et (2) vraies pour déduire médiatrice. Peut-on avoir une médiatrice et (1) faux ? D’où l’idée qu’une propriété est nécessaire pour avoir une médiatrice mais qu’à elle seule elle n’est pas suffisante pour avoir une médiatrice.

Quand les élèves semblent ne plus avoir d’idées, voir si l’exploration a été complète, ce qui serait surprenant. Prendre en note les exemples faits. Relancer par « A-t-on tout essayé ? » «  Trouvez moi un autre exemple ». C’est l’idée que dans ce genre de travail d’exploration d’une situation il faut être exhaustif et ne pas croire que l’on a fini sous prétexte que l’on a trouvé quelques réponses. C’est l’idée que l’on peut aller au delà de soi, et qu’il faut soi même se forcer à continuer. Attendre un peu suffit souvent à trouver d’autres idées. Oublier une explication peut avoir des conséquences néfastes, car c’est peut-être justement elle dont j’aurai besoin dans un exercice.

On va alors renverser le jeu en posant la question à l’envers :
« Que faut-il de vrai pour que la phrase de gauche soit  vraie ? »
Attention veiller à éviter la superflu. Une démonstration n’est pas l’argumentation que l’on utilise dans la vie quotidienne où pour convaincre l’autre on le noie sous une avalanche de bonnes raisons, mais aussi de mauvaises, sans beaucoup se soucier de la structure interne des idées. Nous avons besoin de toutes les preuves nécessaires et rien de plus. Ainsi dans un exercice de géométrie quand le texte me demande, par exemple, de montrer qu’une droite est médiatrice d’un segment je dois me poser la question : « De quelles preuves ai-je besoin ? Cherchons-les dans le texte »

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