médiation cognitive

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Médiatrice 

séance n°4

Avoir toujours à l’esprit : réfréner son attitude explicative centrée sur le contenu et son obsession de résultat. Ne jamais expliquer ni valider une réponse mais ne pas laisser s’installer une démarche fausse. Procéder uniquement par questionnement et utiliser la pensée divergente au sein du groupe.

Objectifs de la séance
S'entraîner au raisonnement hypothético déductif.
Elargissement mental : la  perception fraie en mémoire, et fait émerger des idées.
Donner le statut d’hypothèse à mes idées, il y a obligation de tester le réel. Prendre conscience que la représentation qui se crée dans ma tête n’est pas toujours isomorphe au monde extérieur.
S'entraîner


Déroulement de la séance

Donner la feuille et laisser un temps pour que les idées viennent. Au besoin relancer le rituel de concentration. Observer les regards. Cibler ceux dont les yeux quittent la figure.


Demander doucement : « A quoi tout cela te fait penser ? »
Laisser venir la parole. Des réponses très diverses sont possibles. Devant une situation ouverte l’élève peut être pris de panique. Il doit alors absolument envoyer une réponse rapide pour réduire son angoisse. Ce n’est plus la vérité qui l’intéresse mais le besoin urgent d’éteindre la source de son angoisse. On va alors le faire entrer dans une perception analytique : «  Dis moi ce que tu vois ». Nom des objets, leur nombre, leur position relative. Il importe de rassurer l’élève, de lui montrer qu’il y a des moyens simples pour entrer dans la tâche sans sombrer. Le fait d’être occupé réduit l’angoisse. La perception qu’il a de ce type d’exercice devient moins inquiétante, cela se retrouvera ultérieurement.

A partir de cette description au premier degré, on va rebondir sur les mots pour les faire expliquer. Le cerveau ne travaille plus directement sur le perçu mais déjà sur les concepts du perçu. « Que sait-on du cercle ? » Il s’agit de faire émerger l’idée d’équidistance. « Où a-t-on aussi parlé d’équidistance ? » La réponse n’est plus dans la figure mais dans la mémoire, il s’agit de faire émerger l’idée de médiatrice. C’est avec cette idée que l’on va maintenant regarder cette figure. Nous avons changé de point de vue dans notre tête, la figure va changer d’aspect. C’est notre pensée qui donne forme la figure. Bien que non dessiné, on voit un segment. Cette idée, était virtuellement contenue dans la figure. C’est l’élargissement mental autour des objets perçus et les  associations d’idées qui nous ont conduit au concept de médiatrice. On a vu des cercles en première approche puis on a vu un segment avec sa médiatrice. Ce que nous "voyons" n'est plus ce que nous voyions.
Certains élèves ont pu arriver directement à cette idée. Leur demander alors d’expliquer ce qui les a fait penser à médiatrice. L’objectif est le même que ci-dessus mais la démarche de l’élève peut être plus personnelle.
Faire ressortir à tous l’idée qu’en matière de réflexion on peut toujours aller plus loin, qu’il reste toujours quelque chose à penser à condition de ne pas s’arrêter trop tôt et de se poser soi même la question : « ai-je fini ? » « que pourrais-je encore trouver ? ». Faire comprendre qu'il peut être intéressant de faire une  pause pour laisser son cerveau continuer à travailler à notre insu. Les réseaux neuronaux continuent à diffuser et font germer des idées, mais attention il convient de bien tester sur le savoir. Tous les enchaînements d'idées doivent être confirmés par du savoir et aucune contradiction ne doit apparaître avec le dessin.
A la suite de cette fiche on peut sortir la "Madeleine" de Marcel Proust, pour une réflexion sur la mémoire.

 

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