|
médiation cognitive |
Plan du siteAspects théoriquesConduite de l'actionRécits d'actionsLe système éducatifLecturePrépa iufmMes bonnes adressesL'auteurBrioude-Internet: référencement positionnement |
Médiatriceséance n°7
Avoir
toujours à l’esprit :
réfréner son attitude explicative
centrée sur le contenu et son obsession de
résultat. Ne jamais expliquer ni valider une
réponse mais ne pas laisser s’installer une
démarche fausse. Procéder uniquement par
questionnement et utiliser la pensée divergente au sein du
groupe. Instaurer notre rituel de silence et de calme, puis donner la feuille à l’envers et dire : « Regardez bien cette figure. Ne dites rien à haute voix, laissez les autres chercher et avoir leurs idées personnelles. Je demande à chacun de trouver un titre, en un seul mot qui résume cette figure. »Laissez un temps de recherche personnelle. Puis dire « nous allons voter. Je vous remets un bulletin sur lequel vous écrirez le titre que vous avez trouvé. » Ramassez et dépouiller. Au moins trois mots vous apparaître :
médiatrice, triangle isocèle et carré. Demander qui a pensé médiatrice et lui demander d’expliquer triangle isocèle. Montrer à quel point il est difficile, quand on a déjà orienté sa pensée de changer de point de vue. Les circuits neuronaux préalablement excités deviennent envahissants et empêchent les autres pensées d’émerger. En certaines circonstances une pensée peut en exclure une autre. Par exemple quand on pense de quelqu’un qu’il est célibataire, le circuit « marié » devient automatiquement interdit. Mais ici nous ne sommes pas dans une opposition conceptuelle, nous sommes dans un changement de point de vue. On demandera aux élèves qui avaient pensé triangle isocèle de vérifier la validité de l’explication. On demandera aux élèves qui n’avaient pas pensé triangle isocèle si l’explication leur permet de d’accéder à une pensée qui n’était pas la leur. Un débat peut s’engager sur la difficulté qu’il a à convaincre l’autre et sur la difficulté qu’il y a à changer de point de vue. On répètera l’opération avec un élève ayant pensé triangle isocèle, en lui faisant expliquer médiatrice. Enfin on demandera à un
élève ayant
pensé carré d’expliquer ses raisons en
demandant
aux autres de se taire et de n’émettre aucun avis.
Il
faudra faire très attention car l’idée
de
carré révèle celui qui fonctionne de
façon
holistique sur l’image au premier degré du
perçu.
C’est un jeune qui n’est pas encore
entré dans le
symbolique, il ne travaille pas sur les signes et le sens que, par
convention, ils représentent. Il y a un déficit de
mentalisation, c’est probablement quelqu’un
d’impulsif. C’est un élève
qui est
littéralement pris en otage par le perçu, ce
n’est
pas la pensée qui dirige sa perception. En
d’autres
termes, le message exogène écrase le message
endogène. Nous avons probablement là un signe de
déficit au niveau des aires frontales.
|
|
Contact : postmaster@thot63.com
|
|