Multiplications et divisions seules
Avoir
toujours à l’esprit :
réfréner son attitude explicative
centrée sur le contenu et son obsession de
résultat. Ne jamais expliquer ni valider une
réponse mais ne pas laisser s’installer une
démarche fausse. Procéder uniquement par
questionnement et utiliser la pensée divergente au sein du
groupe.
Objectifs de la
séance : Conceptualiser en
mathématiques et verbaliser sa pensée. Rompre la
dépendance à l’adulte dans cette
discipline au profit de l’engagement personnel. Se
débarrasser de la gangue des nombres pour focaliser sur les
opérations et les relations entre elles. Prendre conscience
des fausses vérités. Après
l’action généraliste menée
au cours d’une vingtaine de séances, atteindre ces
objectifs ne devraient pas présenter de
difficultés particulières. Le but est bien de
remettre les élèves en position dynamique et
positive par rapport aux mathématiques.
Nous utilisons la méthode
présentée par Britt Mari Barth dans son
livre
"L'apprentissage de l'abstraction" .
Méthode
qui consiste à présenter du faux pour faire
émerger le vrai.
Nous sommes donc dans une démarche
d’induction d'une règle mais sous
contrôle du médiateur ce qui protège
des risques que comporte la méthode inductive. Il ne
s’agit pas, par une leçon, d’injecter
avec
des mots dans les aires associative un modèle pré
construit, mais de faire monter de la perception une
compréhension qui sera mise en mots par
l’élève.
Laisser quelques minutes pour que chaque élève
fasse son cheminement personnel. Puis demander à
l’un d’entre eux d’exprimer son point de
vue. S’il donne la bonne réponse ne pas valider
mais demander au groupe ce qu’il en pense. Faire
émerger d’autres points de vues est essentiel pour
comprendre les erreurs. Pour un enseignant il y a des
découvertes à faire sur le fonctionnement des
élèves. Cela ne peut qu’enrichir le
comportement en classe ordinaire. Faire coller
l’explication au support, apprendre à focaliser
sur les indices pertinents, dire avec des mots ce que l’on
voit. Accéder à l’imperçu en
faisant verbaliser les relations et le comment. L’abstraction
que l’on va construire doit être en prise directe
sur la perception. Lorsque nous calculons nous ne nous encombrons pas
des raisons théoriques de nos actes, nous appliquons
mécaniquement des procédures.
Si l’élève explique en utilisant les
nombres, lui demander de reprendre l’explication sur le
deuxième exemple vrai puis l’inciter à
donner une explication qui marche pour les deux exemples. Ainsi nous
pousseront à abstraire en ne parlant que des
relation entre les opérations. Faire expliquer le
faux au même titre que le vrai. Souvent nous commettons une
erreur en toute bonne foi car nous ne l’identifions pas comme
telle. (Un homme averti en vaut deux) .
Commettre une erreur au troisième exemple produit une bonne
réponse. Mais la méthode utilisée
n’est pas généralisable, elle ne marche
que localement, c’est donc un pur hasard. Nous voyons parfois
des élèves qui bricolent une solution locale
qui la généralisent à
d’autres exemples, allant ainsi en toute bonne foi dans
l’erreur. Faire réfléchir à
cette situation peut réduire le désarroi source
de démotivation. Comprendre que nous voulons une
règle qui marche partout et pas seulement ici ou
là. Ici on peut devenir explicatif car nous sommes en
métacognition.
Le quatrième exemple vrai n’a pas de contre
exemple. Pourquoi ?
Le cinquième exemple fonctionne comme les premiers.
Faire comparer les lignes d’exemples pour faire
élaborer la règle générale.
Cette étape n’est pas la plus facile car elle est
une montée dans l’abstraction. Il faut dire
à partir de ce que l’on a dit et non plus
directement à partir du visuel. On peut être
tentée de trop aider en guidant les
élèves. Il ne faut surtout pas. Ce sont eux qui
doivent construire l’abstraction. C’est bien
pourquoi il faut nécessairement passer par une phase
généraliste pour habituer les
élèves à cette démarche.
Venons en
aux exercices. Ils nous mettent maintenant en
démarche déductive. Nous projetons une loi
générale sur des situations
particulières.
Veiller à ce que les
élèves ne parlent pas des nombres. Nos
élèves arrivent de l’école
élémentaire comme de vrais drogués des
nombres. Dès qu’ils voient une
opération il se croient obligés
d’effectuer. C’est pourquoi j’ai pris des
nombres plutôt rébarbatifs. En
mathématique nous nous intéressons aux structures.
D’ailleurs maintenant il n’y a plus
de nombres. Familiariser les élèves aux lettres
qui représentent des nombres mais n’en sont pas.
Introduction de l’écriture fractionnaire qui pose
de gros problèmes aux élèves quant aux
priorités opératoires, surtout avec les
calculatrices.
De nouveau on met en œuvre une
démarche d’hypothèse,
d’exploration systématique qui exige un engagement
personnel dans la recherche.
Il y a des erreurs. Ils doivent apprendre à
réagir, à oser prendre le contre pied de ce que
le prof à donné. Faire reculer la
dépendance à l’adulte. Garder son
esprit critique. Mais ce n’est de l’opposition
à l’adulte comme souvent cela se passe
à l’adolescence. Pour contester un adulte il faut
être meilleur que lui. Ici, on doit donc identifier
l’erreur , en expliquer les mécanismes et proposer
une correction.
Remplacer la lettre par le nombre proposé ?
Effectuer
le calcul ou simplement l’organiser, le planifier ?
Plaçons nous dans une démarche algorithmique,
programmons
le calcul, c’est l’ordinateur qui l'effectuera.
Attention
au troisième exemple.
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