|
médiation cognitive |
Plan du siteAspects théoriquesConduite de l'actionRécits d'actionsLe système éducatifLecturePrépa iufmMes bonnes adressesL'auteurBrioude-Internet: référencement positionnement |
Calcul formelséance n°1
Avoir
toujours à l’esprit :
réfréner son attitude explicative
centrée sur le contenu et son obsession de
résultat. Ne jamais expliquer ni valider une
réponse mais ne pas laisser s’installer une
démarche fausse. Procéder uniquement par
questionnement et utiliser la pensée divergente au sein du
groupe. Apprendre à travailler directement sur la forme sans passer par le sens. Prendre le temps d’identifier une situation avant d’agir. Appliquer une règle.
Donner la feuille et faire verbaliser le perçu.
Diriger fermement sur le plan métacognitif..
Ne jamais
expliquer sur le contenu mathématiques. « Que
vois-t-on
dans l’exemple vrai ? ». Une
égalité avec des puissances. Dans le membre de
gauche on
multiplie deux puissances de même facteur. A droite on a
additionné les exposants. Le cheminement pour en arriver
là peut ne pas être évident
à guider. Mais
il faut laisser venir l’expression spontanée des
élèves car c’est ainsi qu’ils
fonctionnent
quand ils sont seuls devant leur travail. Cette expression nous
renseigne sur l’élève et va nous
surprendre. A
partir de ce qu’ils vont dire on va orienter la perception.
« Si tu ne devais dire qu’un seul mot ce serait
lequel ?
». Egalité ? Puissance ? Multiplication ? Autres ?
A
partir de ce point d’appui questionner dans la direction
voulue.
On peut expliquer pourquoi la première chose qui attrape
l’œil ce sont les exposants. Ils ne sont pas
écrits
sur la ligne comme le reste et pas dans la même taille. Dire
que
l’anomalie au milieu d’une
régularité
déclenche notre vigilance. Faire
référence
à l’animal qui détecte
l’intrus parce que
ça change dans l’environnement visuel ou sonore.
Indiquer
le cheminement que notre pensée doit suivre car maintenant
ce
n’est plus un réflexe de vigilance mais un acte
délibéré. J’ai vu
« exposant »
donc je pense « puissance ». On explore
l’environnement en nommant. Même facteur avec la
multiplication. Donc on additionne les exposants. Les exemples de
droite sont destinés à faire dire aux
élèves qui s’il n’y a pas le
même
facteur on ne peut pas additionner les exposants. Ou qu’avec
l’addition et le même facteur on ne peut pas non
plus
additionner les exposants. L’erreur est à
apprendre au
même titre que le vrai. Venons en aux exercices :
Ex 1 : Systématiser la démarche. Refuser la réponse seule. Etre ferme. Expliquer pourquoi éventuellement on peut être désagréable. Nous ne sommes pas en mathématiques. Mais si la phase généraliste de l’action a été bien menée il ne devrait plus y avoir ce type de problème maintenant. Donc faire verbaliser l’identification et la règle. Ne pas exercer de pression temporelle. Laisser chaque élève penser à son rythme. N’intervenir qu’en cas de blocage ou d’erreur. Le faire avec précaution pour ne pas blesser l’élève. Ex 2 : Nous sommes en plus complexe. La démarche est la même mais plus longue et nécessite des adaptations. Au troisième exemple des ennuis peuvent apparaître. Guider fermement la perception analytique. Faire dire comment on pourrait décomposer l’écriture en deux parties. Comment est constituée chaque partie : facteurs chiffre et facteurs lettre. 5x7 : bien faire observer que l’exposant 7 est collé à la lettre x et que le 5 n’est pas concerné par l’exposant Demander aux élèves de proposer un ré assemblage des parties pour faciliter le travail sur les puissances. On peut réécrire le calcul. C’est l’idée de planification qui est en jeu ici. On travaille sur les facteurs chiffrés d’abord puis sur les puissances. Si l’erreur du 5x7 ne vient pas spontanément, la soulever soi même en jouant au naïf. Ex3 : Nous sommes en complexité élevée. L’apparence peut susciter des réactions de rejet. Rassurer. Faire redire la règle et l’idée de planification vue précédemment. Leur demander de refuser de « faire » l’exercice mais de se mettre en position de prof pour guider quelqu’un en lui proposant des idées pour organiser le travail en étapes. Leur demander de ne plus regarder la feuille et dire ce qu’il y a. Il faut ici se sortir de la gangue de l’écriture pour extraire les idées : des puissances avec des multiplications mais aussi des valeur en chiffres. Donc…multiplier successivement les chiffres, les facteurs « a » les facteurs « b » les facteurs « c ». Faire alors écrire en étapes. Expliquer aux élèves que pour traiter un problème complexe on le transforme en plusieurs exercices simples. Ne pas sous estimer les capacités intellectuelles des élèves même de ceux dont on dit qu’ils sont en échec. Il peut toutefois s’avérer nécessaire d’ajuster le niveau de cette fiche en fonction de celui des élèves si l’on ne sent pas de taille à piloter sereinement. On peut aussi reporter l’exercice 3 à une séance ultérieure pour laisser décanter l’abstraction et avoir le temps de conduire calmement la démarche après avoir réactivé idées vues au cours de cette séance. Reprendre alors en fixant le défi comme objectif, en exprimant qu’ils sont capables au delà de ce qu’ils croient. Bien réfléchir au préalable au jeu de questions que l’on va poser pour orienter la démarche du groupe dans le sens souhaité. Rester calme en toutes circonstances. Il est préférable de dire que vous ne savez plus comment faire et donc de prendre sur vous les ennuis plutôt que de se réfugier dans l’explication mathématiques, ou pire, en culpabilisant les élèves. Je veux dire par là que cette fiche est
d’abord un défi pour le médiateur.
|
|
Contact : postmaster@thot63.com
|
|