médiation cognitive

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Synthèses des priorités opératoires 

Avoir toujours à l’esprit : réfréner son attitude explicative centrée sur le contenu et son obsession de résultat. Ne jamais expliquer ni valider une réponse mais ne pas laisser s’installer une démarche fausse. Procéder uniquement par questionnement et utiliser la pensée divergente au sein du groupe.

Objectifs de la séance : Montée en complexité. Prendre le temps de l’identification d’une situation particulière parmi un grand nombre de possibles. S’habituer à utiliser les mots pour retenir et guider sa pensée. Jeu de rôle. 

En début de séance distribuer les exercices, un par élève, et leur demander de le présenter au groupe comme s’il était le professeur. Laisser le temps de cette préparation. Se mettre à la place de celui qui d’habitude est en face de vous retourne le point de vue et contribue à mieux le comprendre. Cela peut apaiser une relation parfois tendue. Devoir expliquer alors qu’il a l’habitude qu’on lui explique oblige à produire des idées, à les organiser, à choisir les mots, à imaginer les difficultés possibles de l’autre. Nous sommes en plein dans la relation à l’autre. 

Commencer par faire parler un élèves dont on pense qu’il fera bien les choses. Cela permet à l’élève moins à l’aise de comparer à ce qu’il a prévu et donc éventuellement d’améliorer son projet dans l’intimité de sa pensée. Il est important de protéger le narcissisme des élèves et de leur apprendre à se corriger eux même. C’est ce qui vient de l’intérieur qui est le plus solide.

Cette agrégation des connaissances vues lors des trois fiches précédentes constitue une montée dans la complexité. Il convient de savoir prendre le temps de l’identification de la situation particulière parmi un grand nombre de possibles. Il faut aiguiser la perception sur un choix d’indices pertinents. « Je vois … », « je sais… », « donc je fais… ». Refuser la donnée directe de l’ordre des opérations. Ce n’est pas le résultat qui compte ici mais la démarche mentale mise en œuvre, qu’il faut consolider et automatiser. Cela peut paraître lourd et rébarbatif mais c’est une phase de l’apprentissage que l’on ne peut pas négliger si l’on veut améliorer son rapport à la nouveauté. 

 On peut, en fin de séance et si le temps permet, demander aux élèves de donner directement l’ordre des opérations sur des exerccies déjà faits. Cela permettra d’évaluer le degré d’intériorisation de la démarche ? Sont-ils en état d’agir correctement d’eux même ou pas ? 

 On pourra aussi sortir la calculatrice sur les deux derniers exercices pour voir s'ils pensent à mettre les parenthèses sur numérateur et dénominateur.

Il est possible que les résultats ne soient pas à la hauteur de vos espérances. Bien se souvenir qu'un être humain n'est pas une pâte à modeler que l'on façonne à son gré. Il faut du temps pour que les graines semées au fil des séances germent. S'abstenir de toute remarque négative mais définir des pistes pour qu'ils poursuivent seuls le travail. Le métier d'enseignant est frustrant. Nous dépensons notre énergie sans compter et sans voir le résultat qui viendra plus tard. Une année, en sixième, il m'a été impossible de faire avancer les élèves sur le sens des opérations, malgré de multiples tentatives et avec des approches différentes. Etant en novembre je me suis résigné à reporter à plus tard. En février par inadvertance j'ai posé un exercice de ce type en contrôle. Et bien il était réussi par 20 élèves sur 23. Que s'était-il donc passé ? Malgré le sentiment d'échec en novembre les idées étaient passées. Mais avec un temps de latence. Ne soyons pas comme nos élèves qui veulent tout et tout de suite.