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Nuage de points |
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Réflexions sur l'exercice n°5« nuage de points »Le modèle a déjà été vu deux fois, dont une à l’exercice numéro trois avec des figures incomplètes. La mémorisation du modèle devrait en principe être bien avancée. Nous le verrons dans le maniement des indices d’amorçage. Vont-ils être cités spontanément ? Vont-ils être hiérarchisés ? La flexibilité est signe d’expertise. Bien qu’entre le numéro trois et celui ci il y ait eu un exemple très différent, le souvenir des déboires est-il là pour nous inciter à la prudence ? Nous observons deux profils d’élèves face à cet exercice. * Il y a ceux qui, très vite, disent avoir trouvé puis tout aussi vite se rétractent. Je n’ai jamais vu d’élève trouvant la bonne réponse en premier. Il faut dire qu’elle est bien noyée dans le nuage. Ce sont les deux autres figures ayant des indices à la périphérie du nuage qui « attrapent » l’œil. Quel que soit l’indice d’amorçage utilisé c’est une réponse fausse qui s’impose à l’esprit. L’élève doit alors identifier la nature de l’erreur pour repartir en recherche fort de l’expérience acquise. Ne pas rester dans la seule impression ou l’approximation, le médiateur doit inciter à verbaliser. Mais cette deuxième tentative peut encore échouer par une erreur de même type. L’élève repartira-t-il spontanément en recherche ou va-t-il émettre l’hypothèse d’une absence de réponse ? Y a-t-il ou non une réponse à notre question ? A ce stade je préconise de valoriser ce doute mais de le lever en confirmant l’existence d’une réponse juste. Il peut être parfois nécessaire d’aider à la reprise de la recherche. Ce premier profil d’élèves montre une capacité à poursuivre la recherche jusqu’à son terme, c’est-à-dire à maintenir le doute malgré le sentiment d’avoir trouvé. Pour cela il faut être capable de contenir son système de récompense et ne pas redouter la frustration qui pourrait résulter d’un rejet de la réponse par une vérification plus poussée. Une élève a résumé en disant : « Il n’est pas plus dur mais il y a des leurres. ». Il y a prise de distance, vision positive et potentialisation de l’expérience. Tout est là. * Autre profil : les élèves qui « trouvent » tout de suite. Collés à l’expérience précédente de figure incomplète, l’éventail des possibles en matière d’erreur est fermé. Une figure complète mais déformée n’est pas envisagée. Trop content d’avoir trouvé ils acceptent l’a peu près. Maintenir le doute avec les risques que cela comporte est trop lourd pour eux. Il faut alors guider l’élève. Pousser la perception analytique en lui faisant décrire la figure indice par indice. Lui faire découvrir l’anomalie. La faire verbaliser et conceptualiser. Aider à la reprise de la recherche. La quantité d’aide à apporter peut être importante. L’essentiel est qu’il arrive à la bonne réponse. Lui faire vivre la réussite comme terme d’un dur chemin. Décrire la situation vécue et conceptualiser pour que l’élève en ait une représentation de ce vécu. Lui faire prendre conscience de la relativité de la frustration. Et vous ? Comment vous êtes vous comporté ? Quelle leçon tirez-vous de cette expérience ? à suivre...
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