|
L'alternative positive |
Plan du siteAspects théoriquesConduite de l'actionRécits d'actionsLe système éducatifLecturePrépa iufmMes bonnes adressesL'auteurBrioude-Internet: référencement positionnement |
Un adulte "sécure"Pour pouvoir, déployer son intelligence il
faut être pleinement soi et exprimer librement sa
pensée, il faut être dans un climat de confiance.
Cela exige une relation humaine fondée sur le respect de
l'autre et l'empathie. L'entrée dans la tâche est
un moment décisif. Il faut absolument procéder
à une mise en sécurité de
l'élève. Si l'on veut que
l'élève déploie une
activité intellectuelle pleine et entière il faut
qu'il puisse ouvrir son intimité mentale et pour cela qu'il
se sente en sécurité. Comme l'évoque
Boris Cyrulnik dans son livre "Les vilains petits canards", l'enfant a
besoin d'un adulte "sécure" pour développer son
psychisme. Quand on sait que la connaissance se construit de
l'intérieur à partir des informations fournies
par les entrées sensorielles et dans la relation aux autres,
on comprend que l'élève ait besoin de
sérénité. Pensons à tous
ces élèves qui n'osent plus prendre
d'initiatives, qui se réfugient dans la passivité
ou autre comportement perturbant tellement ils ont
été rabroués et humiliés
quand ils ont essayé. Redresser cette attitude est l'unique
objectif du début de l'action. Convaincre
l'élève qu'avec nous il est en totale
sécurité et qu'il peut donc recommencer
à oser. La démarche peut être longue.
Mais nous allons mettre en relief le positif et le valoriser, restaurer
son sentiment de compétence. Aucun jugement
négatif ne doit être émis. Attention
aux manifestations involontaires d'exaspération qui peuvent
nous submerger même une fraction de seconde. Ces enfants sont
hyper vigilants au plus petit indice négatif de l'adulte
à leur égard. Les erreurs en tous genres doivent
être traitées sur un mode rationnel par un jeu de
questions qui permettent à l'individu de rectifier de lui
même son point de vue. Si l'enfant émet un
jugement négatif sur son travail il faut
dédramatiser en théorisant le
tâtonnement comme étape intermédiaire
et inévitable vers la réussite. Ne jamais
qualifier d'erreur une idée même si elle est
vraiment fausse. L'automédiation.Il ne faut pas régenter la pensée de l'élève, car en ce domaine il n'y a pas de modèle. On ne peut qu'accompagner le jeune dans sa démarche intellectuelle qui lui est strictement personnelle. L'individuation doit être mise en relief dans le groupe, le sentiment de compétence doit être restauré, de même que la conscience de sa modifiabilité. Le narcissisme fonde le respect de soi et des autres. Il faut conduire l'élève à l'autonomie dans sa façon de penser. Dégager l'élève du contenu et de la réponse. L'essentiel est: "comment je m'y prends devant une difficulté ?" Le médiateur.Le médiateur est celui qui organise la relation entre le savoir (la culture) et l'élève (l'apprenant). Il doit parfaitement maîtriser le savoir car il en est le garant. Il doit savoir "lire" l'élève pour l'accompagner dans sa démarche. C'est le médiateur qui choisit et prépare les exercices. Il doit avoir une vision claire de ses objectifs. En effet le style de travail peut conduire à des dérives de la pensée. Il n'est pas question de se laisser glisser dans le hasard des associations d'idées. La séance doit être charpentée autour d'un axe de pensée. Cet axe doit être transmis au groupe. L'entrée dans la tâche est un moment délicat pour que le groupe comprenne l'objectif, et y adhère. Le médiateur doit convaincre et non de se réfugier derrière l'autorité que lui confère le statut d'adulte. Il doit montrer l'exemple en choisissant le chemin de l'exigence plutôt que la facilité, factice, de l'autorité. |
|
Contact : postmaster@thot63.com
|
|